Que ferez-vous juste avant votre prochaine réunion ?

Que ferez-vous juste avant votre prochaine réunion ?

En relaxant votre corps et en calmant votre mental, vous vous préparez à être alerte et présent durant la réunion. Respirer profondément est bénéfique pour la santé et augmente aussi le niveau d’énergie.

Voici donc une pratique de résilience que nous vous invitons à cultiver cette semaine : Je consacre une minute avant chaque réunion à prendre trois respirations profondes et conscientes.

Quel est le moment propice pour votre « balayage corporel » aujourd’hui?

Quel est le moment propice pour votre « balayage corporel » aujourd’hui?

Couché sur le dos, vous êtes votre propre guide et portez votre attention sur chaque partie de votre corps – le scannant des pieds à la tête. Cette pratique, si simple soit-elle, permet de se reconnecter à son corps, de relâcher les tensions physiques et de calmer un mental agité.

C’est aussi une technique très efficace pour renforcer le contrôle de l’attention. Voici donc une pratique de résilience que nous vous invitons à cultiver cette semaine :

Je prends quelques minutes chaque jour pour faire un « balayage corporel ».

3 conseils pour vous libérer du stress et de l’anxiété

3 conseils pour vous libérer du stress et de l’anxiété

Publié par Matthieu Ricard le 20 Août 2019

Le stress est un mécanisme naturel qui mobilise toutes nos énergies pour faire face à une urgence – fuir devant un éléphant qui charge, par exemple. Mais si vous êtes toute la journée dans l’état de celui qui cherche à fuir un éléphant, c’est très mauvais pour la santé. Le stress chronique affaiblit le système immunitaire, abime les neurones, augmente démesurément le taux de cortisol dans le sang, et ainsi de suite.

Dans la vie quotidienne, le stress peut être provoqué par un événement ponctuel, par une situation qui perdure, ou par notre manière de faire l’expérience du monde. Il naît de la difficulté que nous éprouvons à gérer ou à accepter une situation et des événements. Le stress est un concentré de contrariétés, d’espoirs et de craintes qui envahit le champ de notre conscience.

Un nombre croissant d’études scientifiques indique que la pratique de la méditation sur la pleine conscience (vingt minutes par jour pendant huit semaines) diminue significativement le stress, l’anxiété, la tendance à la colère et à la dépression.

Conseil No 1: Dénouer l’inquiétude
Dites-vous que s’il y a une solution, il n’est pas nécessaire de s’inquiéter, et s’il n’y a pas de solution, il est inutile de s’inquiéter.

Conseil No 2: Une chose à la fois.
Si vous avez beaucoup de choses à faire, faites une chose à la fois. En fin de compte, vous irez plus vite et ferez mieux les choses. Des études récentes, réalisées à l’université de Stanford, ont montré que le multitâche ne nous aide pas à mieux gérer un grand nombre d’activités simultanément: nous faisons tout plus mal et en fin de compte plus lentement. Notre efficacité ainsi que notre capacité d’attention sont diminuées.

Conseil No 3: Un brin de méditation.
Si vous êtes saisis par l’anxiété, faites une pause et essayez d’être simplement conscient de cette anxiété. A mesure que vous ‟regardez” le stress à l’aide de la pleine conscience, celui-ci perd son intensité. Pourquoi ? Parce que la partie de votre esprit qui est consciente de l’anxiété n’est pas anxieuse. Elle est simplement consciente. A mesure que la pleine conscience prend de l’ampleur, l’anxiété s’estompe jusqu’à perdre sa capacité de troubler votre esprit, et cède la place à la paix retrouvée.

Quand est votre prochain micro-break ?

Quand est votre prochain micro-break ?

Un micro-break, de 30 secondes à 2 minutes, permet à votre corps de relâcher les tensions accumulées et réduit les risques de douleurs liées au travail prolongé sur ordinateur. Cela aide à combattre la fatigue et a un effet positif sur la productivité, sur la résolution des problèmes et sur la créativité.
Voici donc une pratique de résilience que nous vous invitons à cultiver cette semaine :

Je me ressource durant ma journée de travail en prenant des micro-breaks réguliers.

Entreprise : quand la résilience dépasse les bornes

Entreprise : quand la résilience dépasse les bornes

Burn-out et harcèlement moral seraient les grands maux de notre siècle. La crise financière de 2008 a poussé les entreprises à des restructurations accélérées et des réductions drastiques de personnels. La transformation digitale à grande échelle impactant a également cranté cette pression. Quels signaux faibles de résilience pourraient éclairer nos entreprises pour éviter la casse ?

Selon une étude Malakoff Médéric de juin 2018, plus d’un salarié sur deux se dit être en situation de fragilité personnelle et professionnelle. Et près de 40 % de salariés se déclare dans une situation de « fragilité professionnelle », en majorité à cause de conditions de travail physiques ou psychiques éprouvantes (31 %), une perte de sens et un sentiment fort de déshumanisation du travail (23 %), ou une grande difficulté à concilier vie personnelle et professionnelle (11 %).

Dans cette étude, 6 dirigeants sur 10 déclarent avoir mis en place dans leur entreprise une ou plusieurs actions, comme des avances sur salaire ou de frais (69 %) ou l’aménagement du temps de travail (68 %). Mais dans la plupart des cas, les démarches engagées dans l’entreprise restent informelles et ne sont pas toujours adaptées aux besoins réels. Des freins existent côté salarié, comme la peur d’être licenciés (45 %) ou pénalisés dans leur évolution professionnelle (39 %) ; et côté employeur, l’un des freins serait la crainte qu’un accompagnement individuel soit vécu comme intrusif par le salarié (ressentie chez 50 % des dirigeants).

Pourtant, c’est un fait, les actions ou démarches qui restent informelles, tant du côté de l’organisation que du côté du collaborateur, resteront sans effet. Ce qui est officieux ou informel n’existe pas. Seules les traces écrites et les procédures officielles conduisent à une prise en charge organisée du mal-être au travail.

Burn-out, l’une des conséquences du harcèlement moral

L’épuisement professionnel, ou burn-out, désigne un ensemble de réactions consécutives à des situations de stress au travail chroniques, dans lesquelles la dimension de l’engagement est importante. Les plaintes autour de ce syndrome sont en constante augmentation. La mission d’information sur le syndrome d’épuisement professionnel, créée par le bureau de la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, a rendu un rapportalarmant en février 2017.

Le 6 mai dernier, le procès de France Télécom s’est ouvert au tribunal correctionnel de Paris. L’ancien PDG et six de ses dirigeants sont jugés pour « harcèlement moral » et « complicité de harcèlement moral ». L’entreprise est aussi mise en cause en tant que personne morale. C’est un procès unique, hors-norme qui pourrait faire jurisprudence, car c’est la première fois qu’une très grande entreprise est jugée pour des faits de harcèlement à grande échelle.

L’entreprise devait opérer un virage à 360° pour assurer sa viabilité. Pour réaliser ce virage, une transformation de fond a été lancée avec restructurations, modification des métiers et écrémage des effectifs. Le problème rencontré par l’entreprise, comme dans d’autres entreprises issues des anciennes administrations publiques, le plan social n’existe pas, c’est-à-dire que l’entreprise ne peut pas procéder à des licenciements de masse.

L’équation est donc difficile à résoudre : des objectifs business très forts et une masse salariale à conduire sur le chemin de la transformation accélérée. Mais quand la capacité d’adaptation et de résilience des organisations et des collaborateurs a atteint son maximum, l’équation devenue trop complexe conduit à la casse humaine.

Selon une étude du Cabinet Stimulus, 52 % des salariés se disent anxieux au travail, 29 % présentent un niveau dépressif élevé et 6 % sont probablement en dépression. 24 % des salariés français sont en situation d’hyperstress, considérée comme dangereuse pour leur santé. D’après le baromètre annuel 2017 de l’Observatoire Entreprise et Santé Viavoice-Harmonie Mutuelle, 18 % des salariés affirment avoir été victimes d’un burn-out et 22 % en ont été témoins dans leur entreprise ; 12 % dirigeants d’entreprise et 21 % des indépendants sont passés par la case burn-out.

Comment en est-on arrivé là ? Pourquoi dirigeants, responsables des ressources humaines, managers et collaborateurs n’ont-ils pas pu prévoir cette grande dépression ? Pourquoi nos organisations génèrent-elles ces drames humains ?

Résilience individuelle et hystérésis des organisations

En psychologie, la résilience est un phénomène qui permet à une personne de se relever d’un état de stress post-traumatique. La résilience accepte le stress, le trauma, elle l’intègre dans sa nature. La personne le digère, l’absorbe et modifie son état pour survivre.

En gestion d’entreprise, la résilience organisationnelle est la capacité du système à s’adapter après la survenue d’un incident ou d’un élément qui a perturbé son organisation.

Ce qui pose une vraie question sur la capacité d’élasticité de nos organisations et leurs méthodes de gouvernance et de management. Ont-elles réellement cette capacité d’adaptation aux crises et aux comportements des hommes qui la composent ? 

Et quand la capacité maximale d’élasticité est atteinte, le pourcentage maximum d’hystérésis est dépassé. En physique, la capacité d’un matériau à absorber chocs et déformations est très liée aux conditions de température et à l’environnement qui va pousser le matériau jusqu’à ses limites de résilience. Cette capacité de déformation nécessite, de fait, une consommation importante d’énergie. C’est le pourcentage d’hystérésis. Quand le pourcentage maximum est dépassé, le matériau se casse.

Il est intéressant de faire le parallèle pour l’individu ou les organisations. Quel est le pourcentage d’hystérésis d’un individu ? Quel est le pourcentage d’hystérésis d’une organisation ? Quels en sont les signaux faibles ou forts ? Comment les détecter et qu’advient-il au-delà ?

Surdoués, des indicateurs clés de résilience

Il est important d’utiliser des mesures de la résilience pour prévenir la casse humaine et organisationnelle. Au-delà des indicateurs chiffrés et des statistiques, il pourrait être pertinent d’écouter l’humain, en interne.

Il s’avère que certains collaborateurs ont une capacité de résilience très développée. Ce sont les hauts potentiels intellectuels (HPI) et les hauts potentiels émotionnels (HPE), ces surdoués dont il est beaucoup de questions depuis trois ans. Le surdoué peut avoir développé, par nature ou par nécessité, un très fort degré de résilience pour s’adapter et se conformer aux règles sociales et à celles du monde du travail.

Les surdoués à haut quotient émotionnel (HQE) sont également très sensibles et poreux au climat social d’une entreprise, à ce qui est juste ou non, aux pratiques hors normes et à la fragilité générale du système. Leur degré d’empathie est élevé et ce sont de très bons thermomètres du degré de tolérance et de résilience des organisations et des hommes.

L’intérêt pour toute entreprise, privée ou publique, ne serait-il pas aussi de s’ouvrir sur cette reconnaissance des hauts potentiels intellectuels et émotionnels ?

Au-delà de leurs compétences professionnelles reconnues, ils peuvent être de formidables indicateurs de la tolérance cognitive et affective en entreprise. Un peu comme les canaris utilisés dans les mines de charbon pour détecter en avance les coups de grisou. Au XIXe siècle alors que l’exploitation des mines de charbon battait son plein, il était fréquent de retrouver, au fond des mines, des canaris. Très sensibles aux émanations de gaz toxiques, impossibles à détecter pour les hommes ne bénéficiant pas des équipements modernes, les petits oiseaux jaunes servaient d’outil de mesure. Ainsi, lorsqu’ils s’évanouissaient ou mouraient, les mineurs se dépêchaient de sortir de la mine afin d’éviter une explosion ou une intoxication imminente.

Finalement, les surdoués sont aussi les canaris de nos entreprises, les lanceurs d’alerte sur le climat social d’une organisation ou d’une société. Pourquoi ne pas les écouter et les utiliser (dans le bon sens du terme) comme des KPI (Indicateurs clés de performance) vivants de la résilience, de la résistance et de l’hystérésis des entreprises et des collaborateurs ?

À quel moment une personne va-t-elle craquer ? À quel moment l’organisation passe-t-elle de la résilience à la résistance et génère-t-elle de la casse humaine par son incapacité à s’adapter aux individus qui la composent ? L’entreprise qui affiche un taux important de turn-over, d’arrêts maladie, de burn-out, de cas de harcèlement moral ou de suicides a-t-elle atteint son plafond de résilience et dépassé son maximum d’hystérésis ? N’est-ce pas le signal fort d’un dépassement des bornes de résistance, signe du game over généralisé qui conduit alors systématiquement à de la casse humaine ?

Il est intéressant de regarder le nombre de surdoués en arrêt, en burn, en bore, en situation de harcèlement moral ou le pourcentage de surdoués ayant quitté le salariat pour devenir indépendants. Évidemment, la majorité des surdoués ne s’affiche pas comme tels et ils ne se livrent pas en interne. Il faut être dans les réseaux de HPI pour échanger et recueillir les vécus, les histoires et la réalité du terrain dans les entreprises.
Pourtant, leur vision est très juste sur les raisons de la casse à grande échelle et leur analyse très fine offre des solutions pour conduire les organisations vers une meilleure adaptation aux besoins cognitifs et opérationnels des collaborateurs.

Car objectivement, l’intérêt général et commun à tous est bien l’amélioration des conditions de travail et l’amélioration des résultats. L’objectif général de l’entreprise et de ses collaborateurs est effectivement le win-win : préserver les hommes tout en préservant le business grâce à une efficacité collective.

 

Les Echos

Voir l’article

Prendre des congés résilients

Prendre des congés résilients

Que vous vous sentiez fatigués ou non, partir régulièrement en congé et recharger pleinement vos batteries est incontournable.

 Il est scientifiquement prouvé que prendre des vacances réduit l’incidence des burnouts. C’est aussi l’opportunité de reconnecter avec vos amis, d’apprécier du temps de qualité avec vos proches, de récupérer un retard de sommeil et de combler un manque d’exercice.

 Toute l’équipe du Resilience Institute Europe vous souhaite de bonnes vacances résilientes !