3 étapes pour libérer son potentiel de cadre dirigeant

3 étapes pour libérer son potentiel de cadre dirigeant

Publication originale dans Chefdentreprise.com le 

La pression permanente de la transformation des organisations et des pratiques managériales soumet le cadre d’aujourd’hui à une exigence de performance. Cette dernière va bien au-delà de la seule maîtrise des compétences techniques et d’encadrement liées à la fonction de cadre.

Digitaliser, flexibiliser, gérer en mode agile : telle est la nouvelle devise des organisations. Les cadres sont dès lors  » invités  » à développer leurs talents en travaillant leurs  » soft skills « , nouvel eldorado de la pratique managériale. Ils envisagent alors de développer leur «  capacité d’influence « , d’apprendre à  » composer avec des logiques contradictoires « , de  » développer leur assertivité « , de  » prendre du recul « … comme autant de qualités nouvelles à acquérir, voire de sommets à conquérir. C’est alors qu’ils découvrent le  » lâcher-prise « .

Précisons que par  » lâcher-prise « , il ne faut évidemment pas s’imaginer l’alpiniste au bout de l’effort, finissant par s’écraser au bas de la falaise. L’image renvoie plutôt au nageur averti, conscient de lui-même, de la force du courant et des vagues. En dosant son effort pour atteindre son objectif, il rejoint la terre ferme en toute sécurité.

Première étape : montez sur votre planche de survie.

Au risque de décevoir les adeptes de l’effort au travail, il va falloir un temps appuyer sur le bouton  » pause « . Suspendez vos plans d’actions personnels, refrénez vos réflexes et n’en rajoutez pas sur la to-do list quotidienne. Assurez-vous que vous êtes vraiment en accord avec les objectifs que vous vous donnez (Etes-vous sûr que ce sont les vôtres ? En avez-vous envie ou tout au plus besoin ?), prenez le temps d’évaluer vos propres capacités et surtout les ressources que vous allez pouvoir mobiliser et sur quelle durée. Au besoin, et pour votre propre salut… renoncez.

Deuxième étape : observez ce qui se passe.

L’environnement dans lequel vous vous mouvez est un système. L’entreprise elle-même, ses modes de fonctionnement, les individus qui la composent, le marché dans lequel elle évolue, les enjeux et les défis auxquels elle est confrontée… Vous connaissez tout cela puisque vous y agissez tous les jours, mais avez-vous pris le temps simplement, d’observer ce qui se passe ? Avez-vous déjà tenté de comprendre comment ce qui vous entoure fonctionne, non seulement avec vous mais aussi en dehors de vous, malgré vous, voire contre vous ? Il s’agit ici d’analyser, de comprendre les mécanismes à l’oeuvre, d’identifier les acteurs connus et inconnus, ainsi que les forces en présence.

Troisième étape : essayez autre chose et évaluez vos progrès.

Jusqu’ici vous avez beaucoup nagé ou ramé mais cela ne suffit pas ? Soyez certain que «  un peu plus de ce qui ne fonctionne pas, ne fonctionnera pas « . Donc, si vous n’êtes pas encore tout à fait épuisé, il va falloir plutôt apprendre à remonter ou suivre le courant, prendre ou pas la vague et finalement vous décider à surfer. Soyez-en certain, vous allez devoir apprendre. Comme dans tout apprentissage, commencez par le plus simple et le moins risqué. Ceci vous garantira vos premiers succès. Bien sûr, à un moment, il faudra oser des paroles, des actes, bref prendre des initiatives. Mais vous aurez auparavant pris soin d’identifier et de vous appuyer sur tout ce qui, dans votre environnement, contribuera à leur réussite. Car vous n’êtes pas seul. Vous avez des alliés objectifs et même parfois des soutiens. C’est sur cette énergie là qu’il faut compter, tout autant que sur la vôtre. Prenez le temps de mesurer le chemin accompli, de reconnaître ce que vous avez réussi de nouveau et ce que vous pouvez sans doute encore mieux faire.

Enfin, prenez du plaisir.

Le mot est lâché ! Plaisir non seulement dans l’atteinte de l’objectif mais aussi dans la façon dont il a été atteint. Il s’agit d’y puiser une confiance et une énergie nouvelles et parfois, l’envie de surfer de plus grosses vagues.

Par 

Les 10 vraies raisons derrière la méditation en entreprise

Les 10 vraies raisons derrière la méditation en entreprise

Publication originale le 5 septembre 2019 dans Huffington Post.

Les bienfaits de la méditation en entreprise ne sont plus à prouver et les entreprises l’ont bien compris.

MÉDITATION – La vie professionnelle dans la plupart des entreprises est devenue trépidante. Le rythme est extrêmement soutenu et le stress devient un “mode de vie”. Les collaborateurs et les managers rencontrent des difficultés croissantes à maintenir leur attention, leur résilience et à favoriser une ambiance de collaboration constructive leur permettant de conduire le changement harmonieusement.

[…]

Les résultats provenant de la recherche neuroscientifique montrent que de nouvelles voies émergent pour réduire le stress, renforcer la résilience, la satisfaction au travail et la collaboration. Un aspect central de ces approches est la formation aux pratiques de la “mindfulness” ou pleine conscience, une méthode qui a déjà fait ses preuves dans les secteurs de la prévention du burn-out.

Plus de 3000 études de recherche ont mis en évidence les impacts qu’apporte une pratique régulière de 10 minutes de mindfulness au quotidien.

Une réduction significative du stress et un renforcement de la résilience

Quand nous méditons, nous synchronisons corps et esprit et, ce faisant, nous activons le système nerveux parasympathique qui diffuse dans notre corps toutes les hormones de la détente. En quelques minutes, nous pouvons réduire nettement le niveau d’hormones du stress dans notre organisme.

Nous nous entraînons également à lâcher prise des pensées qui détournent notre attention de la respiration, et apprenons ainsi progressivement à reconnaître et à lâcher prise de nos ruminations, ces soucis en boucle qui nous prennent littéralement la tête et amplifient notre stress.

Une attention et une concentration renforcées

Lorsque nous pratiquons la méditation, nous entraînons notre esprit à rester attentif à la respiration. Quand nous constatons qu’un train de pensées a perturbé notre attention et l’a détournée de la respiration, nous reconnaissons cette distraction, lâchons prise et reposons notre attention sur le souffle: nous cultivons ainsi le muscle du contrôle exécutif, celui qui choisit l’objet de notre attention.

De la même façon, quand nous travaillons de façon concentrée sur la rédaction d’un projet, la lecture d’une note, une conversation, une réunion, et que nous sommes interrompus par une sollicitation quelconque, nous pouvons activer le réseau neuronal du contrôle exécutif de l’attention, reconnaître la distraction et choisir consciemment l’objet de notre focus.

Une amélioration de la capacité à rester calme et lucide dans les moments de crise

Nos émotions se manifestent dans notre corps, et pas simplement dans notre cerveau. Les sensations corporelles sont donc la clé pour faire l’expérience consciente de nos émotions. La pleine conscience du corps que nous cultivons par une pratique régulière de mindfulness nous permet tout d’abord de remarquer et reconnaître nos émotions lorsqu’elles surgissent, puis d’apprendre à demeurer avec elles et de les laisser être, pour enfin décoder leur message et les traiter objectivement.

Une meilleure acceptation des situations de travail et une augmentation de la satisfaction dans la vie professionnelle

Grâce à la mindfulness, nous cultivons notre capacité à être attentif à l’instant présent. Nous sommes moins soucieux, plus détendus, plus conscients de nos perceptions sensorielles et donc beaucoup plus à même d’apprécier les plaisirs simples de la vie: un bon repas, une tasse de thé, un rayon de soleil, le sourire d’un collègue, un projet qui avance dans le bon sens, une réunion créative.

Tout ce que nous pourrions rater si nous étions embarqués ailleurs dans nos activités mentales, nous en prenons conscience et l’apprécions. Et grâce au processus de neuroplasticité, plus nous sommes conscients de ces petits instants de plaisir, plus nous cultivons et renforçons notre aptitude au bien-être.

Une baisse de la charge de travail perçue 

Nous avons tous trop de travail. Pour cette raison, il nous arrive très souvent de penser à tout ce qu’il nous reste à faire. Alors même que nous sommes occupés à faire quelque chose, notre esprit est déjà sur le “coup d’après”, ce qui nous déconcentre et augmente notre stress.

En nous entraînant à revenir sur l’instant présent, la pratique de la méditation nous permet de réduire la perception de la charge de travail et de pouvoir réellement nous concentrer et apprécier ce que nous sommes en train de faire.

Une créativité accrue

Difficile d’être créatif lorsque notre esprit est agité, stressé et rempli de pensées ou émotions parasites. Pour que de nouvelles idées puissent surgir des profondeurs de notre conscience, il est essentiel d’avoir l’esprit calme et clair. En nous entraînant à lâcher prise des pensées discursives et de l’agitation mentale, la méditation nous permet progressivement de retrouver la clarté et le calme naturel de l’esprit propices à l’intuition et à la créativité.

Une amélioration significative des relations d’équipe

Le risque de ne plus être connecté à notre intelligence sociale est aujourd’hui d’autant plus fort que nos journées de travail sont extrêmement fragmentées par d’innombrables interruptions, limitant ainsi notre capacité à engager des conversations en profondeur, que la communication se digitalise de façon croissante, réduisant les signaux corporels, les opportunités de questions, d’échange et de résonance et enfin qu’un niveau de stress élevé coupe l’accès à notre empathie et à notre bienveillance.

Grâce à la pleine conscience, nous pouvons apprendre à mieux nous accorder aux autres afin d’être plus conscients de leurs émotions et des nôtres. Une pratique très concrète consiste à renforcer notre empathie au travers de conversations en pleine conscience, particulièrement adaptées si vous ressentez le besoin d’écouter ou de parler avec un collaborateur en cas de conflit, de décision difficile à prendre ou de changement important.

Une augmentation de l’engagement des collaborateurs

De nombreux changements échouent. Ils n’échouent pas parce qu’ils ne sont pas nécessaires ni parce qu’ils ont été mal analysés. Ils échouent parce qu’ils provoquent une résistance sociale et émotionnelle. Intégrée dans la façon dont nous communiquons, la pleine conscience permet de nous relier à ces résistances émotionnelles, de les intégrer dans notre prise de décision, de renforcer l’intelligence collective et de faire émerger des entreprises plus agiles.

Une capacité de prise de décision clarifiée et un leadership plus authentique

L’authenticité est regardée de façon croissante comme l’un des attributs essentiels d’un leader, surtout dans notre monde actuel stressant et incertain. Un leadership authentique requiert du courage, de la vitalité, de la stabilité émotionnelle, de la sagesse ainsi qu’un sens personnel de la responsabilité du bien-être de ses employés. Tous ces aspects peuvent être et ont été traditionnellement cultivés par les pratiques de mindfulness.

Si certains de ces éléments résonnent avec la culture de votre société, n’hésitez pas à proposer à vos salariés ou collègues d’essayer de pratiquer la méditation tous ensemble. 

Article écrit par Petit Bambou.

 

Bien-être au travail : pourquoi et comment trouver son ikigaï ?

Bien-être au travail : pourquoi et comment trouver son ikigaï ?

Publication originale dans Courrier Cadres le 30 Septembre 2019

Concept philosophique japonais, l’ikigaï consiste à trouver l’équilibre entre ce que l’on aime faire, ce dans quoi on est bon, ce pour quoi l’on pourrait être payé et “ce dont le monde a besoin”. Un outil de QVT puissant pour les salariés, comme pour leurs entreprises.

Alors que les cas de bore out et de brown out se multiplient, une méthode de développement personnel promet à quiconque s’y essaie de trouver un sens à son travail. Il s’agit de l’ikigaï, un concept philosophique japonais, qui peut se traduire par “raison d’être”, ou “joie de vivre”.

Cet “art de bien mener sa vie”, qui remonte au XIVe siècle à la cour de l’Empereur nippon, expliquerait pourquoi l’île d’Okinawa présente actuellement l’une des plus importantes concentrations de centenaires au monde. “Les habitants de l’archipel sont heureux de se lever le matin et n’arrêtent jamais vraiment de travailler même quand ils sont âgés, car ils ont adopté un état d’esprit bien particulier, qui consiste à bien se connaître soi-même et à détecter ce qui fait sens dans sa vie – qui l’on est et ce que l’on cherche”, explique Christie Vanbremeersch, consultante et formatrice en créativité (1).

Ce concept, transposé dans le monde du travail, a actuellement le vent en poupe dans les entreprises occidentales. Les coachs en développement personnel appliquent l’ikigaï à la carrière professionnelle en le plaçant au carrefour de 4 axes, selon la nouvelle définition donnée en 2001 par le chercheur en psychologie clinique Akihiro Hasegawa : “ce que j’aime faire”, “ce pour quoi je suis doué”, “ce dont le monde à besoin”, et “ce pour quoi je suis payé”.  En effet, avoir un poste qui nous plait et pour lequel nous sommes doués, mais qui est mal payé et/ou qui ne rend pas service à la société peut générer un sentiment de vide ou de l’incertitude. “Mais trouver un job que l’on aime, qui fait sens, que l’on fait bien et pour lequel on reçoit une contribution convenable permet de se sentir pleinement vivant et satisfait au travail”, indique la coach.

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Un travail intérieur

Afin de trouver son ikigaï, l’idée est de se lancer dans une réelle démarche d’introspection (quasi-quotidienne, puisqu’un projet de vie évolue au fil du temps). Au salarié de se questionner sur ses objectifs, ses passions, ses envies, ses compétences et la réalité de son travail (si besoin, via des tests en ligne), afin d’effectuer ensuite les ajustements nécessaires pour être davantage épanoui.

Mais pas besoin, pour cela, de changer aussi sec d’entreprise – du moins, quand la question financière ne se pose pas sérieusement et que le reste l’emporte sur le salaire. “Tout comme dans un couple qui bat de l’aile, il est possible de changer des choses plutôt que de divorcer précipitamment, le salarié peut améliorer ce qu’il fait, voir comment il peut donner davantage de place à ce qui l’intéresse dans son boulot. Pour rendre son travail plus intéressant, il peut rencontrer des collègues ou des confrères pour s’inspirer de leurs pratiques, lire, écouter des podcasts, se former sur Internet, se nourrir de différents univers”, décrit Christie Vanbremeersch. Et de constater que les travailleurs qui trouvent leur ikigaï, quand ils ne sont pas indépendants, ont aussi tendance à exercer d’autres activités en parallèle, en vertu du “slashing”.

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Faire bouger les lignes de l’entreprise

Si les choses ne bougent pas assez malgré tout ce travail personnel, il est aussi possible d’en parler à sa hiérarchie, afin de faire bouger quelques lignes. Car pour les entreprises, permettre aux collaborateurs d’atteindre leur ikigaï peut s’avérer un outil de RH très utile pour motiver les talents, booster leur enthousiasme et leur envie d’innover, et in fine, pour les garder. “Mais l’idée centrale de l’ikigaï, c’est que le patron et mon organisation ne sont pas responsables de ma carrière : c’est moi. Je peux très bien rendre mon poste actuel plus intéressant et enrichissant, sans attendre que mon boss me donne la becquée”, nuance encore la consultante.

Selon Christie Vanbremeersch, si la “pensée ikigaï” fait actuellement l’objet de nombreux débats dans les entreprises (qui font appel à ses services, ainsi qu’à de nombreux coachs pour animer des conférences sur le sujet), c’est parce que ces dernières ont conscience de l’importance de la QVT (qualité de vie au travail). “L’ikigaï s’inscrit en faux contre les bullshit jobs : je veux que mon boulot serve à quelque chose, j’ai droit au bien-être. Mais beaucoup d’organisations ont encore peur de se lancer pleinement dans ce domaine, car elles craignent d’être trop remises en cause”, observe-t-elle. Pourtant, “pour un patron, l’ikigaï peut aussi être une façon de changer son entreprise et d’améliorer l’engagement de ses salariés”. Comment ? En sondant régulièrement les collaborateurs sur leurs envies, leurs passions, leurs vocations et leur ressenti, au travers des RH et des managers de proximité.

FRÉQUENCES SONORES : UNE SOLUTION POUR RÉDUIRE SON STRESS ET METTRE SON ESPRIT AU REPOS

FRÉQUENCES SONORES : UNE SOLUTION POUR RÉDUIRE SON STRESS ET METTRE SON ESPRIT AU REPOS

Publié le 13 août 2019 dans FémininBio.

“Vacances, j’oublie tout…“ Si ralentir le rythme est chose facile, mettre son cerveau en mode “veille“ peut s’avérer beaucoup plus difficile qu’il n’y paraît.

 

L’été est pourtant le moment idéal pour débrancher et s’offrir un VRAI break salvateur. Mais comment s’y prendre pour réduire une activité mentale excessive ? Voici une piste intéressante qui peut vous amener progressivement sur le chemin du silence intérieur et vers une reconnexion avec votre être profond.

On a beau adopter la slow life pour quelques jours, jeter son réveil et son agenda Blackberry au fond d’un tiroir, enfiler un short et une paire de sandales, tout en laissant la brise estivale guider nos pas, notre “boîte à neurones“, elle, n’a pas dit son dernier mot : surentraînée à mémoriser, analyser, commenter et planifier tout au long de l’année, elle ne lâche pas si facilement l’affaire…

Vacances : repos du corps… et de l’esprit ?

Cependant, mettre en pause – ou tout du moins ralentir – cette “machine à pensées“ qui tourne H24 et 7 jours sur 7, peut sembler un défi insurmontable, compte tenu de la tendance naturelle de l’être humain à ressasser et à ruminer. Vieux dossiers non classés, jugements qui tournent en boucle, peurs chroniques… Au fil du temps, si aucun “reset“ n’est effectué, les pensées négatives récurrentes finissent par se cristalliser et se déposer dans le corps sous forme d’empreintes énergétiques, formant un limon toxique dans lequel maladies et autres dysfonctionnements peuvent prendre racine. D’où l’importance de restaurer le silence intérieur.

Le mental, une impitoyable “machine à pensées“

L’homme ne peut s’empêcher de penser, et souvent pour son propre supplice.“  Alain

Selon la NSF (The Public Health and Safety Organization), le nombre de pensées par jour varierait entre 12 000 et 60 000, en fonction des personnes et de leur état intérieur. Cela signifie que l’activité mentale produit en moyenne 45 000 pensées par jour, soit 1 pensée toutes les 3 secondes. Des chiffres qui ont de quoi faire tourner la tête (déjà bien agitée !), d’autant que toutes ces pensées ne concerneraient que le passé et l’avenir : “j’aurais dû faire ceci, ai-je bien fait de faire cela, pourrai-je faire ceci, comment vais-je faire pour cela“…

Pour Michel Le Van Quyen, chercheur en neurosciences à l’Inserm et auteur du livre Cerveau et silence, le verdict est sans appel : “Nous sommes esclaves de notre fonctionnement cérébral“. Autrement dit, tant que nous laissons inconsciemment nos pensées diriger notre vie, nous ne sommes plus maîtres à bord.

L’activité mentale excessive a un autre effet négatif : vivre “dans sa tête“ (donc soit dans le passé, soit dans le futur) nous déconnecte non seulement du moment présent et du flux naturel de la vie qui s‘écoule à chaque instant, mais également de notre corps, de nos ressentis, de notre intuition et de notre potentiel créatif. En nous identifiant à ce flot de pensées continu, nous nous maintenons à la surface de notre existence (l’ego), tels des bouchons de liège ballotés par une mer agitée, avec l’impression de “subir“ notre environnement et sans qu’il nous soit possible d’accéder à un espace bien plus essentiel de nous-mêmes (l’Essence). A contrario, en jugulant ce flot, la plongée dans nos profondeurs devient possible ; nous pouvons alors faire l’expérience merveilleuse de ce silence intérieur et nous reconnecter à notre Essence fondamentale.

Restaurer le silence intérieur grâce aux Baumes sonores®

De nombreux outils permettent aujourd’hui de venir à bout d’un mental envahissant, sans passer par une médication chimique. Une longue marche en pleine conscience dans la nature est une façon simple et accessible de se retrouver et d’expérimenter ce silence intérieur. La méditation, de son coté, propose de mettre à distance le flot des pensées, à travers une observation neutre et dénuée de tout jugement : “En observant mes pensées, je cesse de m’identifier à elles et diminue ainsi leur pouvoir“. Si les bénéfices de la méditation pour la santé et le bien-être ne sont plus à démontrer, beaucoup de personnes expriment cependant des difficultés à méditer. N’est pas yogi qui veut…

Le Cerveau : Booster votre Mémoire !

Le Cerveau : Booster votre Mémoire !

Publié dans Bien-Etre au Naturel, le 26 Juillet 2019

Le cerveau est le centre de notre système nerveux : il est capable d’intégrer les informations, de contrôler la motricité et d’assurer les fonctions cognitives. Il représente seulement 2% du poids total du corps humain mais il est à l’origine de 20 % de notre consommation énergétique et de 20% de notre consommation d’oxygène. L’oxygène permet un bon fonctionnement de notre cerveau c’est pourquoi certains éléments, tels que le fer ou le zinc sont indispensables à une bonne oxygénation cérébrale.

Chaque jour, notre cerveau reçoit une quantité importante d’informations pourtant, il semblerait que seul 1% de ces informations soit emmagasiné dans la mémoire à long terme. Le cerveau finit ainsi par oublier une grande partie des informations qu’il reçoit au quotidien aussi Pour pallier à ces manques, il est important d’entretenir notre mémoire et d’apporter de l’énergie au cerveau.

Comment entretenir son cerveau au quotidien :

 

On a tous, parfois la mémoire qui flanche ! Ces petits trous de mémoire sont souvent liés au surmenage, à la fatigue alors n’hésitez pas à prendre soin de votre cerveau tout au long de la journée car autant que le reste de votre corps il a besoin de petites attentions indispensables à son bon fonctionnement. Pas besoin de coach particulier, astreignez-vous à quelques règles pour garder une  »mémoire d’éléphant » :

-Commencez votre journée par un petit déjeuner équilibré (pain complet, une tranche de jambon, un fruit de saison, un thé ou un café…). Votre cerveau a besoin d’énergie, le matin il a épuisé ses réserves : il faut le réapprovisionner !

-Durant la matinée, pour préserver votre mémoire, pratiquez des activités intellectuelles avec plaisir et sans stress. Si vous travaillez, votre cerveau ne chôme pas alors il entretient votre mémoire. Profitez de votre temps libre à la maison pour vous adonner à la lecture ou booster votre mémoire avec la pratique des mots fléchés, casés, codés, croisés ou de divers jeux de société qui permettent d’apprendre en s’amusant. Voici les vacances profitez-en pour lire un bon livre où jouez aux jeux de société avec vos enfants !

 

-A midi, privilégiez un repas riche en protéines (viande ou poisson) et accompagné de légumesverts, de féculents et d’un fruit de saison.

 

-16 heures, c’est le moment de la pause ! Un peu de répit permet de canaliser le stress qui nuit à notre cerveau cerveau. Autant que possible, accordez-vous un moment de détente (activité physique, méditation, yoga…) pour oxygéner votre cerveau, faciliter ses fonctions cognitives et mieux gère le stress.

 

 

-Vers 19h30, pour favoriser votre sommeil, mangez léger et privilégiez l’huile de noix de coco riche en TMC (triglycérides à chaîne moyenne). Proches du lait maternel, les TCM protègent des virus et bactéries. Contrairement à d’autres acides gras, ils sont bien digérés au niveau du foie ; ils se transforment en cétones qui servent de carburant au cerveau.

 

-Quand arrive l’heure du coucher, veillez à bien vous endormir. Le sommeil a un rôle essentiel dans le bon fonctionnement de la mémoire. Il influence positivement l’activité du lobe temporal où se situe l’hippocampe. Le sommeil participe à la gestion des informations mémorisées par le cerveau et au stockage des souvenirs. Alors pour un cerveau performant ayez un sommeil de qualité !

Bien être au travail : définition et leviers d’action

Bien être au travail : définition et leviers d’action

Veiller au bonheur de ses salariés… Voilà une tendance très en vogue dans le monde du travail. De quoi parle-t-on exactement ? Quels sont les bénéfices d’une telle démarche ? Quelles mesures concrètes mettre en place ?

Partant du concept qu’ un employé épanoui se traduit immanquablement par une rentabilité multilatérale , on se dit que l’ambiance au bureau, les relations professionnelles et le cadre de vie de l’espace de travail se doivent d’être au cœur des préoccupations de chacun. En particulier des managers qui ont une responsabilité certaine dans ce domaine.

Cohésion de groupe, respect de l’individu, écoute active, motivation juste et adéquate… autant de leviers efficaces pour une performance accrue !

Bien-être au travail : de quoi parle-t-on ?

Loin d’une notion fourre-tout en vogue, le bien-être au travail recouvre une réalité qui fait figure de problématique de plus en plus répandue en entreprise, à mesure que le stress professionnel et le burn-out – épuisement professionnel – sont identifiés comme des risques psychosociaux majeurs sur la santé du salarié.

L’OMS anticipe les enjeux des Millennials

L’OMS définit le bien-être au travail comme « un état d’esprit caractérisé par une harmonie satisfaisante entre d’un côté les aptitudes, les besoins et les aspirations du travailleur, et de l’autre les contraintes et les possibilités du milieu de travail ». Cette définition n’est pas sans rappeler les préoccupations de la génération Y – les Millennials, nés dans les années 80, qui forment une large proportion des jeunes actifs à l’heure actuelle.

Plus qu’un haut niveau de salaire, mieux qu’une perspective d’évolution, les travailleurs d’aujourd’hui exigent d’excellentes conditions de travail, dans le cadre de missions à forte valeur ajoutée. Leur épanouissement personnel est au cœur de leur quête : le bien-être devient une condition sine qua non au moment de choisir leur poste – et d’y rester.

La loi impose des mesures

L’ article L4121-1 du Code du travail évoque également la notion de bien-être au travail, en mettant notamment l’accent sur la santé physique et mentale des salariés. La loi rappelle à cette occasion que l’employeur a l’obligation d’adapter les mesures aux circonstances. Si le texte ne le précise pas, il convient d’en déduire que l’avènement des moyens de communication doit être pris en compte par l’employeur – qui veillera notamment à respecter le fameux droit à la déconnexion de ses employés.

A mi-chemin entre la définition de l’OMS et les préconisations légales, le bien-être au travail recouvre 2 réalités :

  •  Santé et sécurité : il s’agit en priorité de réduire le risque psychosocial.
  •  Environnement et tâches : il convient également de favoriser une ambiance de travail saine et appréciée du salarié.

Des bénéfices partagés

Plus qu’une obligation légale, le bien-être au travail a beaucoup à offrir, tant au profit de l’employeur qu’au profit de l’employé :

  •  L’employé passe une majeure partie de ses journées au bureau. Meilleures sont ses conditions de travail, plus agréable est son quotidien.
  •  L’employeur qui met en place de bonnes conditions de travail favorise la motivation de ses salariés : la performance et les chiffres de l’entreprise s’en ressentent à la hausse. Autre atout : le salarié satisfait reste en poste, le turn-over est ainsi considérablement réduit.

    Quelles mesures mettre en place ?

    Miser sur le lieu de travail

    L’environnement participe au bien-être. C’est pourquoi il est primordial d’aménager un espace propice au confort d’une part, à la stimulation d’autre part. Concrètement, cela passe non seulement par l’aménagement des lieux – fauteuils de bureau ergonomiques, notamment – mais aussi par la décoration d’intérieur – plantes vertes, couleurs douces, meubles en bois brut… L’éclairage et la ventilation sont également des éléments importants pour se sentir bien au travail.

    Privilégier un travail collaboratif

    Consulter et impliquer les salariés en amont dans les projets permet de mettre en valeur les soft skills de chacun. L’employé se sent valorisé, et plus intéressé à la mission. En aval, l’employeur a tout intérêt à faire preuve de reconnaissance.

    A noter : la consultation des salariés est également l’occasion de maximiser les avis et les idées, pour mener au mieux un projet.

    Favoriser une bonne ambiance

    Le bien-être passe également par une bonne entente entre les collègues. Des événements d’entreprise, de type team building, contribuent à souder les équipes et à insuffler un esprit corporate. Meilleurs sont les rapports entre collègues, plus l’ambiance est conviviale : le salarié est content de se rendre au travail.

    Donner du sens au travail

    Les salariés – les Millennials dans une plus large mesure – ont besoin que leur travail ait un sens. Impliquer l’entreprise dans une démarche RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises), par exemple, est un engagement fort. Toutes les ressources humaines de l’entreprise ont l’impression, à juste titre, de participer à une cause à plus grande échelle que les seuls intérêts de la société.

    Etre flexible

    Accorder – imposer ? – des pauses pour s’aérer, inciter au télétravail pour réduire la contrainte des transports, imposer la déconnexion hors temps de travail… l’employeur peut être à l’initiative de nombreuses mesures visant à contraindre le salarié à assouplir sa manière de travailler. Pour in fine s’offrir plus de bien-être.

    Certaines entreprises vont encore plus loin : des salles de sport à disposition dans les locaux, une cantine healthy et bio, des babyfoots dans les salles de repos… Attention néanmoins à bien respecter l’équilibre travail/épanouissement personnel. Le bien-être au travail doit mener – si naturellement soit-il – à plus de performance, et non l’inverse. Dans ce contexte, le rôle du (happy) manager est primordial pour établir la stratégie et la mettre en œuvre.

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